#lespépitesdelarentrée 

Avec Le sillon, son deuxième roman, publié aux éditions Le TripodeValérie Manteau persiste et signe sur le chemin d’une voix hors norme et d’une écriture incarnée et sensuelle.
L’auteure nous fait vivre une immersion dans l’histoire et le présent d’Istanbul sur les traces du journaliste et écrivain turc Hrant Drink, assassiné par un nationaliste turc en 2017. 
Ce que dit le Sillon c’est à la fois l’histoire, d’une ville, mais aussi celle d’un peuple et d’un pays tout entier. C’est à la fois dire la Turquie d’hier et d’aujourd’hui, mais aussi l’Europe et ses dérives contemporaines, où l’on croise pourtant l’humanité partout, à travers le regard sensible et profond de son auteure.
Le récit est porté tout au long du roman par une écriture dense et empreinte de justesse et dont le souffle ne vous laisse aucun répit.
Un texte vif, lucide, addictif, et au milieu du tsunami de la rentrée littéraire, il vous reste en tête, l’air de rien, par son propos et les réflexions qu’il amène avec lui. On en ressort forcément bouleversé et probablement aussi un peu changé. La marque de ce que peut être un très – très – bon roman, à ne rater sous aucun prétexte. 

Anaïs


#lespépitesdelarentrée, c’est aussi en bande dessinée !

« Les rigoles » de Brecht Evens , chez Actes Sud

Les aficionados de la bande dessinée ne s’y tromperont pas, au premier coup d’œil on reconnait l’univers détonnant et foisonnant du génie Brecht Evens. Pour les moins expert(e)s, un conseil, armez-vous non pas d’un œil mais bien de vos deux yeux, il faut au moins ça pour apprécier tout le talent du monsieur. Il y avait eu « les Noceurs », « les Amateurs » et aussi « Panthère », tous publiés par @actessud , il y a donc désormais « Les Rigoles », une plongée au cœur d’une soirée d’été fantasque et colorée en forme de rêve halluciné.
Ça fourmille, ça grouille, ça dit tout et son contraire, c’est une merveille d’inventivité, de jeux de couleurs et de transparences comme sait si bien les maîtriser Brecht Evens.
Une véritable ode au dessin et à tout ce que la BD peut contenir de plus génial et jouissif.
A noter pour aller plus loin encore, l’excellente émission de Marie Richieux « Par les temps qui courent » à laquelle s’est prêté Brecht Evens et à écouter en intégralité dans sa version Podcast sur France Culture.
Anaïs

Au programme pour septembre et octobre …

#lespépitesdelarentrée 📚

Parce que nous ne voudrions pas vous savoir perdu parmi les centaines de parutions de la traditionnelle rentrée littéraire, nos libraires ont travaillé pour vous, et vous propose de découvrir leurs pépites de la rentrée…

 

La belle de Casa, In Koli Jean Bofane (Actes Sud)

Quelle surprise et quelles couleurs ! L’auteur, au fil d’une intrigue que les protagonistes auront du mal à résoudre, nous balade à travers les dédales de Casablanca, à la rencontre de personnages pittoresques tantôt touchants, méchants, torturés ; c’est la réalité de cette vile avec son lot de corruption, de désespoir et de précarité que l’auteur dépeint joyeusement (chez Actes Sud).

Ce texte est élégant et rythmé, bourré de dialogues truculents ; nous sommes littéralement embarqués. Foncez !

Benjamin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En guerre, François Bégaudeau (Verticales)

François Bégaudeau installe son histoire dans un contexte plus qu’actuel, fermeture d’usine, licenciement, vie de classe moyenne dans une province pas vraiment considérée.

Ce que nous raconte ici l’auteur, c’est l’irruption du désespoir dans un quotidien, le point de bascule, ou de non retour qui pousse l’être humain dans ses plus terribles retranchements. Un roman incarné, brutal, éminemment social et qui n’aura de cesse d’interroger le lecteur dans ses propres contradictions.
Percutant !

Anaïs

 

Rentrée littéraire 2018 : top départ !